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Nos investigations dans le domaine de la recherche en gestion des connaissances et systèmes d'informations

Nos investigations dans le domaine de la recherche en Gestion des Connaissances et Systèmes d'Information.

Bulletion n°7 [19/06/2003]

« Quelles sont les problématiques sur lesquelles la recherche en SI et l'industrie se rencontrent ? »

Le coeur de métier de la société BASSETTI étant le Management de l'Expertise Technique® (voir notre bulletin sur le MET à ce propos), nous nous devons de garder contact avec le milieu de la recherche en Systèmes d'Information et gestion des connaissances. A ce propos, nous avons eu l'occasion de rencontres fructueuses au cours d'un colloque de l'AIM en mai dernier.

Les thèmes privilégiers de ces recherches concernent en particulier :

  • Les stratégies, le positionnement, l'architecture ou les facteurs de succès des Systèmes d'Informations.
  • Les nouvelles pratiques en terme de valorisation et transfert d'informations (NTIC, e-learning).
  • Des applications, outils, réflexions, facteurs de succès de la gestion des connaissances.
  • Des pratiques et expériences en terme d'outils d'aide à la décision...

Le Management de l'Expertise Technique®, tel que le définit BASSETTI, est l'application spécifique des solutions de gestion des connaissances, à la R&D. Or, parmi les thèmes abordés à l'AIM, nous avons été agréablement surpris de voir à quel point, nombre d'entre eux concernaient de près les problématiques des centres de recherches et laboratoires. Nous ne souhaitons pas, dans ce bulletin faire une présentation informative de ce qui s'est dit, mais plus exposer les réflexions que ces rencontres ont sucité chez nous.

En particulier, nous pouvons citer un certain nombre de problématiques abordées auxquelles nous avons déjà été confronté en pratique. Voici quelques réflexions sur ces sujets, en espérant qu'elles vous feront réagir et qu'elles feront l'objet d'autres réflexions.

Les connaissances sont le capital d'un employé" : Pour la R&D, les connaissances c'est en plus une raison d'exister !

Avec l'émergence de la gestion par les compétences, l'importance de ce capital pour l'employé est redoublée. Les centres de recherches, quant à eux, ont pour objectif de produire des connaissances pour l'entreprise. Ses acteurs sont continuellement concernés par les problèmes de transmission et de valorisation de ces connaissances. L'efficacité de la R&D se jugera aussi sur sa capacité à transmettre de manière efficace et complètes ses connaissances à la production. Les réflexions suivantes portent sur cet objectif.

Capitalisation des connaissances d'experts partant à la retraite : situation d'urgence, que faire ?

Avec l'évolution de la pyramide des âges, de plus en plus d'experts s'apprêtent à transmettre le flambeau. Toute la difficulté pour la R&D est de conserver ce patrimoine technique à leurs départs. Au fil des années, ils sont souvent devenus les seuls à maîtriser un savoir, une technique, une expérience. Mais transmettre ça coûte. L'apprentissage d'un nouvel expert est long et fastidieux. Comment faire pour améliorer cette transmission, faire en sorte que le maximum soit conservé ? A ce propos, il existe des méthodes et des outils efficaces pour gérer ces situations et surtout les anticiper...

Du processus d'une démarche MET : les phases capitales pour bien valoriser votre patrimoine technique

On ne va pas apprendre à la R&D comment travailler, ni comment valoriser le savoir qu'elle produit. La condition nécessaire à une démarche de capitalisation, c'est de placer les experts au centre des solutions. Il s'agit de mettre en place des outils pratiques et intégrés afin de simplifier le travail des experts et les inciter à capitaliser sans que ce soit une corvée. Les experts n'ont pas le temps et ne voient pas toujours l'intérêt pour eux de partager. Pour leur donner envie, il faut que l'outil de partage soit aussi pour eux un outil de travail adapté. Ainsi ils capitalisent de manière naturelle, les informations qu'ils estiment importantes à transférer. A partir de la démarche habituelle de KM, on intègre l'adaptation de l'outil à l'expert. La démarche est centrée autour de son activité, on valorise son travail de transmission. L'expert devient prescripteur de la démarche de capitalisation et de l'outil support de son travail !

Distinctions Données - connaissances : que faut-il capitaliser ?

Il est important de bien identifier le besoin de la R&D et de ne pas confondre "capitalisation de connaissances" et "capitalisation de données contextuelles". En effet, la R&D brasse beaucoup de données expérimentales, bibliographiques, de contextes de mesures. Ces données ont besoin d'être capitalisées et le sont souvent au moyen de bases de données (quand Excel ne suffit pas !). Ensuite ces données sont évidemment interprétées. L'analyse nécessite donc de bien identifier le contexte de la donnée, notion de traçabilité (quelles sont les conditions d'obtention, de mesure, les hypothèses...), Excel ne suffit plus du tout... La donnée est donc contextuelle. L'analyse constitue la valeur ajoutée de la R&D, c'est son savoir. Il est utopique de vouloir le formaliser dans un domaine aussi mouvant et dont la situation d'analyse est éphémère. Cependant, on peut travailler à simplifier cette analyse, à automatiser la partie rébarbative de la mise en forme, aider l'expert à réutiliser ce qu'il a déjà fait. Et dans un second temps capitaliser les résultats de cette analyse avec la méthode, par l'enregistrement sélectif de son outil de travail temporaire. Ainsi, la capitalisation a un "sens", celui de simplifier et valoriser son travail.

De la motivation à lancer une démarche MET : Faire participer les experts pour créer une culture de capitalisation

La motivation est indispensable à la réussite de tout projet de capitalisation de connaissances. A plus forte raison en R&D où les méthodes de travail sont très personnelles et où chaque acteur crée ses outils selon son besoin. Le véritable enjeu selon nous est d'aider les experts dans leur travail. L'enjeu de la capitalisation des connaissances lorsqu'on en parle aux experts, c'est de "ne pas refaire ce qui a déjà été fait". L'enjeu de "transmission" n'arrive que plus tard. De plus, de par la nature de leur activité les acteurs de R&D estiment la performance d'un outil par sa capacité à répondre à leur besoin imminent.

Aussi, il est important qu'un outil de gestion des connaissances soit d'abord un outil de travail de tous les jours. Un outil qui ait un sens et une pertinence pour accomplir sa mission. A ce moment là, il devient un prescripteur de la démarche.

Des applications pertinentes sont des outils de travail pour les acteurs de la R&D. Ils ont pour vocation de simplifier leur tâches, non de se dispenser de leur expertise !


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